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Campagne 1.1: Tempête (d’eau) de Cologne

Deuxième épisode de la Campagne, deuxième événement de l’Association, il fut réalisé à Saint-Cergues (CH) les 29 et 30 mars 2009. Commençait alors la véritable histoire de certains personnages qui illustrèrent l’Histoire de la Campagne de leur marque. Durant cet épisode mourrait aussi le premier PJ de l’histoire de la Campagne, Abd Al-Karim, qui venait pourtant de rentrer en jeu. Les coups du sorts… Et des autres joueurs!
Là aussi, les photos sont accessibles dans la galerie.

Et une fois de plus, quoi d’autre que de laisser l’accroche puis le débrief de l’époque exprimer les actes des héros de la Campagne?

Murder Party

Au Nom De La Rose

Tempête (d’eau) de Cologne

Une fois les Croisades lancées, le mouvement de foule fut énorme. Le succès fut bien plus grand que tout ce que pouvait imaginer le Saint Père lorsqu’il prononça ses paroles, surtout destinées à la noblesse de Lorraine. De la foule des gueux sortirent plusieurs hommes de Foi, qui firent briller le chemin de la Rédemption aux yeux des Fidèles. Parmi eux, il y avait Pierre l’Ermite, prêcheur parmi les prêcheurs. De sa belle voix, il était capable d’imposer le silence à trois milliers d’hommes, venus simplement pour le voir. De sa douce voix, il était capable de faire pleurer trois milliers d’hommes, venus simplement pour l’entendre. De sa forte voix, il était capable de mettre en colère trois milliers d’hommes. C’est ainsi qu’il devint le guide de la Croisade des Pauvres, qui rassembla sur la route allant de Bourges en Lorraine avec son saint camarade Gautier Sans Avoir, menant une troupe de 15’000 hommes. Ils se dirigeaient sur le Saint Empire, puis comptaient de là traverser toute l’Europe à pied vers Jérusalem.

Sur leur passage, les brigands même se rallièrent à eux, révélant des grands groupes organisés. Leur troupe faisait trembler les seigneurs, et devant la déferlante des Fidèles, nul n’eut de doute quant à la défaite inévitable des infidèles.

D’ailleurs, l’épuration commença en chemin. Les premiers croisés massacrèrent tous les infidèles qu’ils trouvèrent, depuis les véritables sorciers aux simples rebouteux, en passant par les membres d’autres confessions. Si musulmans et orthodoxes eurent à se plaindre de ces violences, ce furent les juifs qui subirent le plus de pertes. On assista même à des lynchages publics pour hérésie de certains juifs dans les communautés de Lorraine, alors que la Croisade n’y était pas encore arrivés. La Foi ravivée de Dieu poussait les gens à faire brûler leurs amis si ceux-ci n’étaient pas chrétiens. Bien sûr, durant ce grand travail, les troupes du Mal furent éprouvées, et on en ressentit un calme jusqu’en Angleterre. Une révolte avorta à Hampshire.

En ces heures là, la ville de Cologne, en bordure du Saint Empire Germanique, se préparait à faire face à la déferlante. Pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’il fallait nourrir ces bouches, qui n’avaient pas toute de quoi payer. La seconde, c’est que la communauté juive de Cologne était relativement importante, possédait de nombreuses choses et était bien intégrée aux autres habitants. La troisième, c’est qu’il ne s’agissait là de rien d’autre que d’un passage de troupes françaises en armes sur sol Germain.

Bien sûr, tous les seigneurs un peu malins et désireux de ne pas voir leurs biens disparaître décidèrent de se rendre à une réunion organisée par le Prince-Archevêque de Cologne, Hermann III Von Hochstaden. Celui-ci, rendu à Mayence pour des raisons personnelles, a confié la lourde tâche de gérer cette crise à son Chancelier, le véritable gérant de Cologne, le seigneur Friedriech Von Herzbär.

Ce dernier habite d’ailleurs avec sa famille et ses serviteurs dans le château de Cologne. Il faut savoir que Cologne s’est révoltée plusieurs fois au cours du siècle passé, et durant les guerres entre les descendants de Charlemagne, elle a changé d’allégeance à plusieurs reprises, véritable pomme de discorde entre la France et le Saint Empire Germanique. Un homme de la trempe du seigneur Von Herzbär, grand connaisseur de culture française, est donc inestimable pour éviter une nouvelle guerre. Logiquement, celui-ci a fait mander les gens les plus influents de la région afin de gérer cette crise au mieux. Mais les retentissements du début des Croisades se firent entendre bien plus loin, et d’autres invités rejoignirent la partie…

C’est ainsi qu’en ce début d’avril 1096, alors qu’au loin monte la fumée soulevée par les Croisés de Pierre l’Ermite, le château de Cologne ouvre ses portes à toutes les délégations des environs…

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Murder Party

Au Nom De La Rose

Débriefing : Tempête (d’eau) de Cologne

Après la réunion diplomatique qui eut lieu au château de Cologne, les invités repartirent tous de leur côté… Après que le château et les affaires de tous les invités aient été fouillés de fond en comble. On retrouva les fameuses reliques de Cologne cachées quelque part dans un sombre recoin du Palais. Comme il était impossible de savoir qui avait commis cet acte, tous purent repartir sains et saufs. Après un vibrant sermon de l’archevêque. Un sermon durant lequel il était curieusement enveloppé d’une lumière colorée, descendant d’un vitrail…

Même le corps du défunt Abd Al-Karim, exécuté pour offense à la Dame de Cologne, put repartir avec les honneurs dus à son rang. L’escorte de soldats almoravides portant son corps préparé selon les rites musulmans fut elle-même protégée par la puissante escorte du général Essa’a Al Afou’an. Celui-ci, gravement touché par une maladie « du Nord » pendant les réunions, n’eut que la force de repartir en son pays. Aussi le commandement fut-il assuré par le bien connu Hafez Ibn Hamza Muttalib. L’Egyptien protégé par la Papauté, dont la réputation commençait à se faire entendre dans toutes les terres alentours.

Ce groupe fut tout de même escorté jusqu’aux limites des terres de la famille Herzbär par leur nouveau capitaine de la garde, l’ancien soldat du baron d’Olomouc Wolf Enstein. Après la capture de l’espion hongrois surnommé Arpãd, il avait reçu son congé et les honneurs du Seigneur morave.

 

La vie au château en elle-même changea. Le Seigneur Von Herzbär aida Pierre l’Ermite à remonter une Croisade. Cette fois-ci, il ne fut plus seulement question de paysans et de prêtres fanatisés, mais de mercenaires solides et entraînés, attirés par la réputation du Seigneur.

Friedriech Von Herzbär, partit pour donner l’exemple. Mais bien sûr après le mariage de sa douce fille Anza Von Herzbär avec… Un juif. Le fils de Shomon Sintzheim, grand rabbin et représentant des juifs de la ville. David Sintzheim fut officiellement intronisé chancelier de Cologne par l’archevêque de Cologne lui-même, Hermann III Von Hochstaden. Cet acte fit beaucoup de vagues dans les rangs catholiques. Mais après l’exposition des dispositions prises au Concile de Mayence, que personne ne soupçonnait, et l’accord plus ou moins spontané des autres membres du Haut Clergé français, anglais, espagnol, italien, germain et même romain en la personne du représentant du Cardinal Proto Diacre Siccone, les rumeurs se turent bien vite.

 

Le Mariage d’Anza Von Herzbär et de David Sintzheim Von Köln se fit après l’enterrement des 12’000 croisés massacrés sous les murs de Cologne, des 5’000 chrétiens brûlés dans l’incendie d’une partie de Cologne, et des environs 3’000 autres victimes, hommes d’armes, citoyens juifs ou chrétiens, mercenaires loyaux ou sans foi ni loi. La ville eut bien besoin des splendeurs de cette union pour se remettre des atrocités de la guerre. Une des choses qui calma le plus les esprits et rétablit l’esprit de fraternité dans cette ville déchirée fut l’apparition d’Anza Von Herzbär dans une robe plus magnifique que tout ce que l’on pouvait imaginer. La couturière, une Polonaise vêtue elle aussi d’une robe splendide, fut même nommée Dame de Compagnie suite à la disparition de la Dame précédente, Désidérade Severt.

 

Car les disparitions furent nombreuses. L’ancien chef de la garde, Hidolf Gronson, ne resta là que le temps du mariage avant de partir vers une destination inconnue. Pilgrim le Fol, disparu de la surface de la terre, ne réapparut que le temps d’égayer le mariage de ses piques et ses cabrioles. Gunther Franckfurter, pourtant nommé palefrenier, fut avalé par la foule et ne réapparut plus. Les deux byzantins restants, Josèphe et Arzitzoul, déplorèrent la disparition inexpliquée de leur ami Amessan. Même Shomon Sintzheim lui-même ne parut pas au mariage de son fils. Friedriech Von Herzbär expliqua que son vieil ami était parti vers son Destin. Il transmit les meilleurs vœux de son cher camarade aux nouveaux mariés, deux larmes coulant sur son visage ravagé.

Même Fastrad Obregred, le cuisinier du château, annonça son départ en lune de miel avec la femme de son cœur, une manante nommée Lucia. Il promit de revenir quand son seigneur reviendrait. Car pour montrer l’exemple, Friedriech Von Herzbär était remonté jusqu’en Poméranie pour y recruter des troupes, et y avait exécuté séance tenante le Duc de Poméranie Zwielsoslwaw pour hérésie caractérisée. Il délivra d’ailleurs des geôles Swietobor de Poméranie, Duc légitime de Poméranie, qui lui offrit en remerciements deux cents hommes d’armes peu communs. Combattants légers maniant la hache et l’arc, ils étaient réputés pour leur efficacité contre les hommes d’armes lourds. L’ajout de ces troupes aux nouvelles troupes Croisées fut lourdement contesté, mais étant donné leur conversion publique, la chose fut tout de même faite.

 

Après ce périple, il revint à Cologne, mais porteur d’une sombre nouvelle. Il avait aussi retrouvé dans les geôles de Poméranie le corps de Goethens Malenberg, le fameux chevalier Prussien. Son ancien maître et précepteur. Un mort de plus dans cette sombre avalanche de mauvaises nouvelles. Il annonça donc l’ouverture du Testament du vieux guerrier une fois remis des fatigues du voyage. De plus, Fastrad était revenu de son voyage en Italie avec sa nouvelle femme, charmante et attentionnée.

 

Mais le sort continua à s’acharner sur Cologne et ses habitants. Le vieux combattant qu’était Friedriech Von Herzbär n’eut pas le temps de lire le Testament de Goethens. Il se fit abattre par son point faible. Son vieux cœur, pourtant aguerri, ne résista pas plus longtemps aux épreuves émotionnelles, et il mourut en état d’épectase, comme le souligna lui-même l’archevêque lors de son enterrement en grande pompe. Graze de Cologne mourut de chagrin quelques jours plus tard, elle aussi en liaison directe avec les Cieux. On rapporta certains de ses derniers propos, concernant la venue d’un Ange à Cologne, mais rien de plus ne filtra des derniers instants d’une des plus belles femmes que la Terre eut porté.

 

Ces épreuves contribuèrent à souder le couple qu’étaient David et Anza. Désormais les deux orphelins de facto, ils firent preuve des mêmes caractères exceptionnels que ceux de l’ancien couple seigneurial.

Sigismund Von Moravia les épaula de son mieux durant les épreuves, et devint vite aussi proche d’eux qu’il ne l’avait été de l’ancien Seigneur. Il prit même la place qu’avait Shomon auparavant auprès de l’ancien couple. De même que Fastrad bien évidemment. Et que le récemment nommé théologien du château, Jorge Cesar Javier Francisco Juan Baltasar Domingo Luis Enrique Evaristo Gerardo Hernan José Justiniano Oscar Omar Pedro Patricio RamònJimenezGonzalez Cortez Garcia Martinez Sanchez Gomez Hernandez Gutierrez Romero Dominguez Lopez Ramirez Suarez de Velasco y Perez, surnommé « l’Espagnol » pour plus de simplicité. L’archevêque Hermann III prononça en personne les messes en l’honneur des défunts châtelains, et fit poser leurs dépouilles dans la cathédrale de Cologne, au côté de celle de Goethens et des Reliques des Rois Mages.

 

L’archevêque Hermann III rendit aussi public les résultats du Concile de Mayence. Désormais, les juifs seraient considérés comme un Peuple du Livre égaré, mais pas perverti. Toute violence à leur égard était donc interdite sur les terres du SEG, mais en contrepartie, ils devaient assister aux messes au moins deux fois par semaine. Le nouveau Seigneur David Sintzheim Von Köln montra lui-même l’exemple.

 

En outre, le Concile avait décidé de l’excommunication du Comte d’Anjou, Foulques le Réchin, pour divers crimes contre l’Eglise et les croyants. Tous ses alliés étaient directement mis en cause, et leurs cas seraient examinés par l’Eglise et les services du Cardinal Proto Diacre Siccone en personne !

 

Enfin, le Roy d’Angleterre devait reconnaître publiquement avant la fin de l’année la légitimité du Pape Urbain II, et participer à la Croisade avec au moins cinq mille combattants entraînés, sous peine d’être excommunié. Sans parler de lourds dédommagements pécuniaires.

 

Ces mesures mirent la France et l’Angleterre en ébullition. Par diverses méthodes, tout le fer de France avait été acheté, et il en restait à peine assez pour les Croisés français. Il était donc impossible de remettre de l’ordre en Anjou par la force !

 

De même, si des accords verbaux furent signalés avec la France, l’Espagne se retrouva bien vite isolée. Face à des attaques almoravides gagnant rapidement en puissance, les derniers remparts furent bientôt les Chevaliers de Compostelle. Les troupes du Roi Alphonse IV furent bientôt toutes exterminées. La Valence du Cid Campéador tenait tant bien que mal un siège acharné, mené par Ibrahim Ibn Youssef Kwarizmi, mais ses forces déclinaient jour après jour. Ce même Ibrahim, redevenu favori du Calife Youssef Ibn Tachfin son père, fut même officiellement nommé général des armées en terres ibériques. Son sens incroyable de la stratégie propulsa les troupes maures loin en avant. Et lorsqu’il prit la ville de Castille, il décréta trois jours de trêves en la mémoire de son cousin lointain, le seigneur d’Almeria Abd Al-Karim. Il jura en outre que tous les chiens d’Infidèle qui l’avaient regardé se faire exécuter sans bouger trépasseraient bientôt. Et Ibrahim Ibn Youssef Kwarizmi n’était pas homme à proférer des paroles dans le vent.

 

Les flottes de dhaus almoravides bloquèrent bientôt les passages clés de la Méditerranée ouest. Un intense commerce se fit avec le port de Marseille, d’où transitèrent bientôt toutes les denrées en provenance du Sud. Gênes fut la plus épargnée des villes italiennes, mais Venise fut gravement touchée. Heureusement, la puissance monétaire et l’ingéniosité des Guildes italiennes n’étaient plus à démontrer, et celles-ci réussirent à maintenir leurs activités à flot. Tant bien que mal. On nota la montée en puissance de la Guilde Monte Santo, qui profita de la situation pour phagocyter ses concurrents les plus faibles. Seule la Sicile, de par sa position diplomatique stratégique, ne souffrit pas trop des blocus.

 

Plus à l’Est, les troupes navales byzantines tenaient la tête haute face aux dhaus musulmans, égyptiens ou turcs. Si la guerre était encore de mise, elle s’était nettement calmée sur les fronts byzantins. Ce qui avait permis aux flottes de Constantinople de reprendre le contrôle sur la Mer Noire et de développer le commerce avec le Nord. Par contre, sur les fronts terrestres, particulièrement vers l’intérieur des terres, les frontières se firent enfoncer joyeusement, comme succubes au sabbat.

 

Succubes qu’on dit apercevoir dans les terres d’Italie…

Campagne 1.0: Le Relais de la Course

Evénement fondateur de l’Association le 6 octobre 2008 à Gex (France), il fut aussi le premier test des règles ANDLR, alors en travail depuis 3 ans.

Qu’en dire? Autant laisser les documents de l’époque parler, et retrouver ces jours qui virent la naissance de la Légende du Chevalier Ecureuil…Les photos sont dans les galeries.

Voici donc l’accroche, puis le débrieffing qui narre une partie des exploits des joueurs :

Murder Party

Au Nom De La Rose

Le Relais de la Course

Il y a de cela pas si longtemps, quelques siècles, dans la même galaxie que la nôtre… Sur la même planète pour être exacte…

Avec toutes les marques d’agitation hérétiques et maléfiques de part le monde, les foules s’agitent. Pour faire cesser ces temps troublés, les pieux se rassemblent. Ainsi, le Pape est parti pour une tournée dans l’Italie, et se prépare à traverser les Alpes elles-mêmes pour dispenser la bonne parole. Les Infidèles sont en marche et Dieu désire que leur despotisme sur les peuples libres cesse. Sa prochaine étape serait la ville de Gênes, ville connue pour son ambiance délirante, ses hilarants assassins qui vous feront rire à gorge déployée, déchiquetée même, ses accueillantes dames de compagnie, toutes prêtes à vous secouer les bourses, ses mercenaires dont les mots comme les carreaux font mouche, ses bateaux contenant tout ce que le monde peut imaginer, et même pire, bref… Gênes, ville d’Excès au sens le plus large du terme. On dit d’ailleurs que le Pape aurait choisi de s’y arrêter, et que ce ne serait pas un fait du hasard.

Aussi, les oreilles indiscrètes des diplomates et espions, voir des deux, de toutes les cours du Monde connu, ont prestement saisi l’information, et retransmise en haut lieu. Et comme par hasard, les routes menant à Gênes n’ont jamais été aussi encombrées.

Les hommes d’escorte se frottent les mains, les brigands aussi. Seuls les voyageurs, plus ou moins bien lotis selon leur Rang, leur Influence, leur bourse et leur sexe, font grise mine.

Ainsi, même des Nobles se retrouvent à dormir dans cette pauvre auberge au nom débordant d’humour : Au Lion d’Or. Coincée dans une forêt entre Marseille et Gênes, peu après Toulon, elle guette les voyageurs des caravanes qui empruntent la route qui suit le rivage.

Certes, le bateau est plus rapide, mais plus cher, et on n’y a jamais l’assurance d’en débarquer quand la terre est en vue. De plus, le mal de mer est souvent plus terrible que les brigands. Sans parler des monstres marins. Au moins, avec les voleurs qui hantent les forêts, on peut s’expliquer l’épée à la main. Ou laisser les hommes d’escorte s’en charger…

Bref, dans cette auberge en pierre, étonnamment bien construite pour le lieu, se retrouve un groupe de voyageurs de toutes origines, tous débarqués par les deux caravanes arrivées dans l’après-midi. L’aubergiste aux dents jaunies les exhibe à la ronde. Les gens n’auront pas tous des lits. Le prix n’en sera qu’augmenté !

Tandis qu’il tourne et retourne cette pensée, les discussions commencent et les tournées de cidre de mauvaise qualité arrivent sur les tables, apportées par les deux accortes servantes et le garçon d’écuries venu en renfort…

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Au Nom de la Rose : Débrief Prémurder

Ré-intitulée «  De l’art d’occire son prédécesseur »

Après tous les événements qui agitèrent les vies des pauvres passagers des deux caravanes à destination de Gênes, chacun reprit sa route et sa vie. C’est ainsi que repartirent le soir même, sans manger à l’auberge, un premier groupe de 5 personnes. Aliénor Decaen, Clothilde Du Faouët, Etienne Dellouin, Carmina Pampiera et son chevalier Felipe Pelayo disparurent, comme avalés par la Nuit. Pourtant, ils furent sans doute ceux qui eurent le trajet le plus agréable, sans attaques de brigands ni ennuis. Ils retrouvèrent même le compagnon d’Aliénor, Aymard de Normandie, confortablement installé dans une caverne, attendant qu’une âme vivante ne passât pour franchir ces régions hostiles.

Puis Maître Jacquette, dite Moumoune, brûla sur son bûcher, non sans s’être débattue, et avoir réussi à administrer un solide coup de poing au Cardinal Léandre Pacini. Alors circulèrent discrètement des quolibets sur le « Mauvais Œil » qui le « frappait » au point qu’une auréole violacée n’entoure celui-ci. Ibrahim, le cuisinier, se vit confier la direction de l’auberge, et promit toute sa dévotion aux voyageurs si sympathiques qui lui offraient une place si enviable, à lui, un almoravide converti, nationalisé et repentant. Il les gratifia donc d’un repas succulent à base de poulets. Celui-ci faillit bien être le dernier de certains des voyageurs.

Car une première caravane partit le soir, escortée par dix solides gaillards. Elle comportait 7 passagers trop heureux de fuir la région : Hérophane de Pontcéleste, Giacomo Garibaldi, Giselda Garibaldi, Frère Phasoleus, Père Bénito, Hafez Ibn Hamza Muttalib et Amessan de Trébizonde. Arrivés dans une sombre clairière, les hommes d’escorte, tels de vulgaires brigands, voulurent se saisir des biens des passagers et en exécuter deux : Hérophane et Giacomo. Heureusement pour eux, Hafez Ibn Hamza Muttalib prononça quelques paroles dans sa langue natale incompréhensible. Pourtant, un brigand sembla comprendre, et la peine des voyageurs fut réduite à l’abandon et la bourse des deux victimes qui auraient du être mises à mort. Sous sa barbe noire, personne n’arrivait à dire quelle mimique faisait Hafez. Mais tous virent qu’il en fit une. L’a caravane dépossédée de ses gardes, mais encore riche de toutes ses vies, arriva par ses propres moyens jusqu’à l’étape suivante, où elle put engager de réels gardes pour terminer le voyage saine et sauve.

La seconde caravane partit le lendemain, et subit les mêmes désagréments. Cette fois, ce fut à la vie du seigneur Golo de Rouergue qu’on en voulait. Mais celui-ci, imposant son autorité naturelle, promis aux brigands qu’il ne leur tiendrait pas rigueur si ceux-ci amenaient la caravane en lieu sûr. Soucieux d’échapper à son courroux si impressionnant, les brigands s’exécutèrent, et le reste des passagers, à savoir Golo lui-même, Chiudka Tadikoi, Arpãd, Frère Sylvain Dubusquet, le Cardinal Léandre Pacini arrivèrent ainsi sains et saufs à Gênes.

Si un jour l’un des protagonistes de l’histoire repasse par la petite auberge « Au Lion d’Or », il s‘apercevra que ce n’est pas Ibrahim Ibn Omar qui la gère, mais un autre almoravide, et que tout le personnel, mise à part la femme du gérant, est almoravide. Personne ne sait ce qu’il advint de Mummol et de ses deux sœurs soubrettes si malades pendant le séjour.

Par contre, une fois à Gênes, les protagonistes de cette aventure eurent l’heureuse surprise de se rendre compte que les rumeurs sur le déplacement du Pape étaient vraies, contrairement à d’autres. C’est ainsi que quatre personnes purent rencontrer le Pape lui-même, en plus des deux émissaires assurées d’une telle fin tant qu’elles avaient leur Recommandation.

Après des tractations dont peu connurent les détails, plusieurs changements majeurs eurent lieu en Europe. Peu après le passage du Pape à Gênes, il y eut un attentat sur la vie du Saint Père. Heureusement, grâce à la prévenance du Cardinal Protodiacre Siccone, les malfaisants furent mis en déroute. Le Pape put donc continuer sa tournée en Europe, et prôna partout la guerre aux hérétiques et aux Forces du Malin. Il déclara qu’il fallait reprendre les Terres Saintes des mains des Infidèles Musulmans qui se mettraient en chemin. Ceux qui ne chercheraient noise aux Chrétiens seraient ignorés. Il en irait de même pour les chrétiens Orthodoxes. Au Concile de Clermont en France, le 28 novembre 1095, le Pape déclara la Croisade contre les Égyptiens de son brillant « Deus le Volet », et clôt son discours en arguant que le Seigneur, dans sa magnanimité, lui avait montré l’existence d’une relique parmi les plus saintes pour les chrétiens, à Lisieux. Il déclara aussi qu’il avait béni et reconnu en personne une autre relique, qui reposerait à Venise pour y handicaper les Forces du Mal.

Il y eut alors principalement quatre réactions à ce Concile : Un flux massif de pèlerins vers Lisieux, un calme pieux qui s’abattit dans le Nord de l’Italie, la perte de Salamanque en mains Maures dans un détachement total des puissances Chrétiennes, et un lent regroupement des troupes croisées vers Venise…

Nouvelle murder de la campagne ANDLR

Eh oui. Comme ça, sur un coup de tête, une petite murder bonus vient de se rajouter. Une murder spécialement prévue pour des nouveaux joueurs qui voudraient rejoindre la campagne et pouvoir se familiariser un peu avec l’univers avant d’affronter les immondes magouilleurs que sont les anciens joueurs. A la fois dans et hors campagne, l’ambiance sera légère et décontractée. Une ambiance de pique-nique autour d’un bon repas. Mais comme dans tout bon pique-nique, les fourmis s’invitent toujours sans être conviées.

Qui sauvera ses mets?

PS: Si des gens se sentent motivés à jouer avec Photoshop pour faire des bannières un peu moins pourries que celles d’El’, ils sont les bienvenus. (El’, conscient de son inaptitude avec Photoshop)

Féérique: A Pixie’s Paradise (Accroche)

Il était une fois, dans une belle et lointaine contrée, un endroit merveilleux ou vivaient en paix les fées, lutins, korrigans, gnomes et autres joyeuses créatures de la foret. Découvert par les Pixies des siècles auparavant, cet endroit était surnomme « The Pixies’ Paradise » , mots tirés d’une fort ancienne langue druidique.

Les jours s’égrainaient dans la joie et la bonne humeur. Sous le regard attendri de Maman Fée, les plus jeunes fées et fées apprenaient a garder les chenilles-a-liqueur. Les êtres-animaux, dont le plus célèbre n’était autre que le fameux lutin-lapin, répétaient pour la fameuse fête du printemps (tout éternel qu’il soit en ce lieu. Ça donnait l’excuse pour faire la fête en permanence…) Les elfes s’entraînaient a la chasse au colibri des hautes futaies, capable de balayer trois d’entre eux d’un simple revers d’aile. Les gnomes, menés par le fameux LE Gnome, répétaient leurs projets d’amélioration de la communauté, dont la présentation se faisait une fois tous les tremblements de terre. Littéralement. Les Pixies, eux, avaient a tache la prestigieuse mission de s’occuper des moustiques de transport, et de les bichonner pour qu’ils soient a leur sommet pour cette prochaine fête…

Mais qui aurait pu dire qu’IL s’inviterait ?
Alors que la fête battait son plein, et que l’élection pour la Fée du printemps, celle qui aurait l’insigne honneur de repeindre les prairies de fleurs, échauffait les esprits, qui aurait pu remarquer les signes avant-coureurs ?

Pas les farfadets en tout cas…

…Ils étaient complètement défoncés a la mousse !!

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Parti sur une idée loufoque d’un groupe d’amis, qui voulaient savoir s’il était possible de créer un GN à partir d’un test Facebook, ce GN n’a pas pour vocation d’être sérieux. Loin s’en faut. Au contraire, il s’inspire de tous les délires qui ont fleuris autour d’une table lors d’un repas (même pas particulièrement arrosé, juste en bonne compagnie) et essaie d’offrir un univers déjanté et muni d’assez d’intrigues pour tenir l’enthousiasme de joueurs rodés comme les plus anciens du milieu parisien !

Prévu pour être joué dans un château, ce jeu est toutefois adaptable pour une simple maison de campagne en cas de nécessité. Il intégra à son scénario 44 personnes, orgas compris. En termes de règles et de jeu, le tout a été le plus épuré possible. Ce jeu n’est donc pas recommandé aux débutants, mais plutôt conseillés aux joueurs plus habitués et pas effrayés par une absence de cadre de règles. En particulier en ce qui concerne la magie, qui sera libre au possible, simplement triée par domaine. Ensuite, chaque joueur se débrouillera avec son fair-play. Ou son fairy-play pourrions-nous dire…